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Se former pour développer ses compétences en « savoir-être » (« soft skills »)

Par Annette Denis, Consultante Finance et RH, Jurimanagement

Chaque personne, avec de la volonté, du travail et de l’apprentissage « sur le tas », est en mesure d’acquérir des compétences techniques et de perfectionner ses connaissances, selon son niveau et son métier.

En France, tous les cursus scolaires et universitaires ont vocation à transmettre aux apprenants des matières spécifiques et techniques, alors que dans d’autres pays, la priorité est donnée à l’ouverture sur des thématiques très diversifiées permettant l’adaptation des personnes dans n’importe quel univers professionnel. Cela fait référence à la notion d’employabilité.

Selon le ministère du travail, l’employabilité est « la capacité d'évoluer de façon autonome à l'intérieur du marché du travail, de façon à réaliser, de manière durable, le potentiel qu'on a en soi… L'employabilité dépend des connaissances, des qualifications et des comportements qu'on a, et de la façon dont on s'en sert ».

Selon l'Organisation internationale du travail (OIT), l'employabilité est « l'aptitude de chacun à trouver et conserver un emploi, à progresser au travail et à s'adapter au changement tout au long de la vie professionnelle ».

Développer son potentiel relationnel et comportemental permet en effet de s’adapter à son environnement et à chaque situation nouvelle. Si cela ne s’apprend pas pendant les parcours de formation initiale, ni dans la littérature académique, ces compétences peuvent être néanmoins être améliorées.

Hard skills » versus « soft skills »

Le monde professionnel est en perpétuel évolution et les métiers se transforment.  Mais la mise à niveau des « hard skills » ou « compétences techniques » est facilitée par l’accès à l’information et au savoir grâce aux nouvelles technologies.

De surcroît, disposer d’une expertise technique de haut niveau ou être le plus expérimenté de tous, n’est pas de grande utilité si les comportements ne sont pas adaptés et si les interactions relationnelles ne sont pas de qualité.

Ainsi, les « soft-skills » ou « compétences douces » prennent de plus en plus d’importance dans les recrutements et les évolutions professionnelles.

Les soft skills recouvrent le champ des compétences humaines, des qualités relationnelles, et des savoirs comportementaux, qui s’appliquent de façon transversale dans une organisation ; elles ne sont pas liées à un métier ou à un contexte technique particulier.

Sachant que, selon une étude publiée par Dell et l’Institut pour le futur, publiée en 2017, 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore, ce sont bien les compétences humaines et comportementales qui permettront de faire face aux nouveaux enjeux.

Développer ces aptitudes est donc essentiel pour permettre d’une part, à chacun de bien vivre son travail de façon durable, d’autre part aux structures de rester compétitives.

Comment développer ses compétences personnelles ?

Si on peut constater une aptitude naturelle chez certaines personnes, les compétences relationnelles, émotionnelles et comportementales ne sont pas liés à la personnalité ni au caractère, mais relèvent de techniques et méthodes à acquérir et expérimenter.

Selon Daniel Goleman, psychologue et journaliste scientifique, les compétences émotionnelles ne sont pas des talents innés, mais bien des capacités apprises qu’il faut développer et perfectionner afin de parvenir à un rendement exceptionnel.

Parmi celles qui peuvent être développées, on peut citer la capacité à communiquer, l’empathie, la créativité, le comportement collaboratif, l’esprit critique, la capacité à résoudre des problèmes complexes, la curiosité et l’enthousiasme, la capacité à gérer son stress, l’agilité et la flexibilité.

Se former aux soft skills nécessite une prise de conscience personnelle de nos comportements et de leurs impacts, une acceptation d’en changer, et surtout de la pratique sur le long terme.

En effet, ce n’est pas parce qu’on a compris un principe ou un concept qu’on est capable de le mettre en œuvre.

Les dispositifs de formations efficients consistent à expérimenter en groupe, à modifier ses pratiques avec l’aide et le feed-back des autres, à avancer par « petit pas », corriger et remettre en pratique, c’est une roue d’amélioration continue.

Les bénéfices pour l’entreprise

Les structures qui investissent dans le développement des compétences humaines et comportementales de leur collaborateurs affichent une meilleure performance.

Une étude publiée par Harvard et le BCG en 2017 (1) en présente la démonstration : une population a été répartie en 2 groupes, l’un ayant reçu une formation. Neuf mois plus tard, le groupe formé aux softs skills était 256% plus efficace et a augmenté sa productivité de 12%, par rapport à celui qui n’avait pas reçu la formation. L’explication est scientifique : en développant ses soft skills, on utilise 2 fois mieux son cerveau.

Consacrer du temps et des moyens pour développer ces compétences humaines contribue également à améliorer l’image de marque de l’entreprise en interne et en externe, vis-à-vis des parties prenantes, et de fait, attirer les talents et fidéliser ses clients.

Un retour sur investissement positif

Investir dans le développement des soft skills en proposant des programmes de formation, constitue un avantage concurrentiel essentiel, et génère de la productivité, en favorisant la pleine utilisation des potentiels, individuels et collectifs.

1- https://www.hrdive.com/news/why-more-companies-are-building-strong-leaders-with-soft-skills-training/438053/
 

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